.
Bienvenue sur notre blog!
Celui-ci est dédié à notre passion commune: la photographie, principalement animalière mais vous y trouverez également des paysages propres à la région de Patrice.
Nous essayerons régulièrement d'accompagner nos photos de petits articles.
Nous vous souhaitons une agréable visite et n'hésitez pas à nous faire part de votre avis, ce qui nous aidera à faire évoluer ce blog.
Attention, toutes les photos de ce site ne sont pas libres de droit et sont l'entière propriété de leurs auteurs. Si toutefois vous désirez un exemplaire d'une de ces photos, merci de nous contacter.
Taille: de 55 cm à 60 cm
Envergure: de 1,35 m à 1,55 m
Poids: entre 650 gr et 950 gr
Longévité: 23 ans
De noir il n'en a pas réellement la couleur car ce milan a un plumage brun sombre assez uniforme.
On le retrouve dans les régions tropicales et tempérées d'Afrique, d'Australie et d'une partie de l'Asie et du sud de l'Europe.
Sa préférence va aux vallées de montagnes et aux terrains bas assez ombragés et toujours à proximité d'un point d'eau.
Oiseau charognard, il joue un rôle assez important de "nettoyeur". Sa nourriture provient à environ 80 % du milieu aquatique. Il capture des poissons malades ou morts flottant à la surface. Il se nourrit également de batraciens, de reptiles, d'insectes et en général se régale de toutes espèces de petits animaux qui sont mises à découvert dans les champs fraîchement labourés.
Ne craignant pas vraiment l'homme, il n'hésitera pas non plus à venir rôder autour des décharges à proximité des villes.
C'est un oiseau migrateur qui, lorsqu'on le trouve en Europe, arrive en France vers la mi-mars et y reste environ 4 mois soit le temps nécessaire pour se reproduire. Il retournera ensuite passer l'hiver au sud du Sahara.
Dès son arrivée, il entame le vol nuptial avec sa partenaire: des vrilles, des piqués vertigineux sur son conjoint qu'il évite au dernier moment, remontées en chandelles, chutes en feuille morte, les serres accrochées à celles de sa partenaire, c'est un véritable show acrobatique! Sans parler de son chant qui finit de séduire sa partenaire.
On dit du milan nuit qu'il "huit" et de tous les rapaces diurnes c'est de loin celui qui possède le chant le plus mélodieux et qui dispose d'un panel des plus variés.
Vers la mi-avril, les milans noirs qui forment petites colonies d'environ 50 individus vont construire leur nid. Installé dans les grands arbres, il sera constitué de branchages et l'intérieur tapissé de chiffons et de papiers que le milan noir aura récoltés dans les décharges.
Fin avril, la femelle y déposera 2 à 3 œufs qu'elle couvera pendant environ 1 mois au cours duquel le mâle viendra la nourrir.
Les petits, après avoir été nourris par les deux parents, quitteront le nid au bout de 6 semaines.
On a constaté une forte régression de l'espèce au cours des 20 dernières années. Sa présence aux cotés de l'homme et des grandes villes lui vaut d'être chassé, empoisonné par les poissons eux-mêmes empoisonnés par des produits toxiques rejetés dans l'eau, mais également la collision et l'électrocution sur les lignes électriques.
par Patrice René
publié dans :
Les oiseaux
Oiseau asiatique, on le retrouve surtout sur un territoire allant de l'Inde à la Chine et l'île de Bornéo.

La femelle a un plumage identique au mâle mais les couleurs sont un peu plus ternes.
Farouche et vivant dans les grandes forêts bordées qui bordent les fleuves, il n'est guère facile à approcher.
C'est la raison pour laquelle je ne peux vous en dire plus à son sujet, son comportement n'est donc pas facile à étudier.

On peut cependant constater que parmi les oiseaux d'élevage, ils font preuve d'une certaine agressivité envers les autres races.
Celui-ci est un pensionnaire du parc Paradisio. On pourrait dire qu'il y vit dans une certaine liberté. En effet, s'il est "assigné à résidence" dans la grande serre aride mais n'est pas enfermé dans une cage.
Il faut dire qu'étant habitué aux fortes chaleurs de son habitat d'origine, on ne peut pas se permettre de l'exposer à l'air libre dans le parc.
C'est le roi de la serre aride, il vole donc de branches en branches en faisant du rase motte au dessus de la tête des visiteurs.
Le moindre mouvement brusque peut évidemment l'effrayer mais le fait de me voir brandir mon appareil ne l'a visiblement pas plus inquiété que ça…

par Astrid Lafalize
publié dans :
Les oiseaux
Taille: de 1m à 1,15 m
Queue: de 34 cm à 79 cm
Poids: entre 550 gr et 875 gr
Longévité: environ 5 ans mais certains individus ont pu atteindre l'âge canonique de 13 ans.
Le mâle, facilement reconnaissable grâce à son plumage haut en couleurs qu'il acquiert dès l'âge de 2 ans – comme souvent chez les oiseaux, la femelle a plumage plus terne – porte une longue huppe dorée qui retombe sur la nuque et qui lui donne ce nom de "doré".
C'est un oiseau originaire de Chine et vivant jusqu'à plus de 2.000 m d'altitude.
Il peuple les massifs de bambous situés au pied des collines rocailleuses et qui constituent un excellent abri en cas de danger.

En Grande-Bretagne, où l'importation de quelques oiseaux au 18ème siècle a donné lieu à un grand développement de leur espèce, on retrouve les faisans dorés dans les forêts et les plantations de pins d'Ecosse ou de mélèzes.
Capable de voler, il préfère cependant courir et rester au sol.
En Chine, il se nourrit de feuilles et de jeunes pousses d'arbrisseaux, en particulier de bambous ainsi que de fleurs de rhododendrons, de petits insectes et d'araignées.
En Grande-Bretagne, il a adapté son régime alimentaire au climat et à la végétation environnante, complétant son menu avec des baies ou des graines.
Vivant toute l'année sur le même territoire, ces oiseaux ne migrent pas. Toutefois, la population vivant assez haut en altitude redescend en hiver pour se nourrir.
C'est un oiseau solitaire et le mâle a tendance à vivre la majeure partie de l'année isolé du groupe que constituent les femelles.
Cependant, dès le printemps, il chante avec vigueur pour attirer une femelle sur son territoire.
Si celle-ci lui répond, il va alors entamer la danse nuptiale: il hérisse les plumes de sa tête qu'il tend le plus possible vers la femelle, exhibant ainsi sa collerette. En même temps, il abaisse un aie pour faire mine de s'incliner devant sa belle tout en émettant des sifflements assez forts et … ressemblant au bruit d'un pneu crevé!

Ensuite ils construiront ensemble le nid. Dans la nature, on connaît assez mal leur façon de procéder - ils sont en effet très craintifs - mais on retrouve bien souvent des nids bâtis à même le sol au cœur d'un bouquet de bambous.
En captivité, le couple choisira une végétation plutôt dense, toujours à même le sol mais mieux dissimulé.
La femelle y déposera entre 5 et 12 œufs.
Après s'être assuré de la sécurité relative de celle-ci, le mâle retournera vers une autre belle à séduire; il se constitue effectivement un véritable harem de 8 femelles environ.
Les oisillons verront le jour après avoir été couvés pendant 22 jours. La femelle ne pourra donc compter que sur elle-même pour se nourrir pendant cette période tout en étant à l'affût du moindre danger en comptant sur son plumage camouflé pour échapper aux prédateurs.
Ils seront capables de voler au bout de 15 jours mais resteront auprès de leur mère jusqu'à l'âge adulte: environ 4 mois.
Inspirant les artistes de toute époque depuis l'antiquité, on retrouve le faisan doré comme sujet principal de peinture sur soie, sur porcelaine, dans certains tableaux ou tapisseries (qu'il soit doré ou commun) mais j'ai également retrouvé ce petit poème de Auguste Angellier que je voulais vous faire partager:

Le faisan doré
Quand le Faisan doré courtise sa femelle,
Et fait, pour l'éblouir, la roue, il étincelle
De feux plus chatoyants qu'un oiseau de vitrail.
Dressant sa huppe d'or, hérissant son camail
Couleur d'aube et zébré de rayures d'ébène,
Gonflant suri plastron rouge ardent, il se promène,
Chaque aile soulevée, en hautaines allures ;
Son plumage s'emplit de lueurs, les marbrures
De son col vert bronzé, l'ourlet d'or de ses pennes,
L'incarnat de son dos, les splendeurs incertaines
De sa queue où des grains serrés de vermillon
Sont alternés avec des traits noirs sur un fond
De riche, somptueuse et lucide améthyste,
Tout s'allume, tout luit...
... Et, sur ces yeux muants de claires pierreries
S'unissant, se brisant en des joailleries
Que sertissent le bronze et l'acier, et l'argent,
Court encore un frisson d'or mobile et changeant,
Qui naît, s'étale, fuit, se rétrécit, tressaille,
Éclate, glisse, meurt, coule, ondule, s'écaille,
S'écarte en lacis d'or, en plaques d'or s'éploie,
Palpite, s'alanguit, se disperse, poudroie,
Et d'un insaisissable et féerique réseau
Enveloppe le corps enflammé de l'oiseau.
Et fait, pour l'éblouir, la roue, il étincelle
De feux plus chatoyants qu'un oiseau de vitrail.
Dressant sa huppe d'or, hérissant son camail
Couleur d'aube et zébré de rayures d'ébène,
Gonflant suri plastron rouge ardent, il se promène,
Chaque aile soulevée, en hautaines allures ;
Son plumage s'emplit de lueurs, les marbrures
De son col vert bronzé, l'ourlet d'or de ses pennes,
L'incarnat de son dos, les splendeurs incertaines
De sa queue où des grains serrés de vermillon
Sont alternés avec des traits noirs sur un fond
De riche, somptueuse et lucide améthyste,
Tout s'allume, tout luit...
... Et, sur ces yeux muants de claires pierreries
S'unissant, se brisant en des joailleries
Que sertissent le bronze et l'acier, et l'argent,
Court encore un frisson d'or mobile et changeant,
Qui naît, s'étale, fuit, se rétrécit, tressaille,
Éclate, glisse, meurt, coule, ondule, s'écaille,
S'écarte en lacis d'or, en plaques d'or s'éploie,
Palpite, s'alanguit, se disperse, poudroie,
Et d'un insaisissable et féerique réseau
Enveloppe le corps enflammé de l'oiseau.
par Patrice René
publié dans :
Les oiseaux











