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Un dernier tango

Quelques dernières couleurs éclatantes


Une dernière "bouffe"

La course du temps semble s'arrêter…

Vous avez deviné? Eh oui… ce week-end, les portes de mon jardin préféré se sont refermées… jusqu'à l'année prochaine.

En attendant, je m'en suis mis plein les yeux et espère pouvoir vous en faire profiter jusqu'à la "belle" saison.

Oh à propos… je ne répéterai plus le nom de ce jardin (bon, pour ceux qui débarquent, regardez l'article précédent de cette catégorie) mais… vous avez deviné que nous étions en Belgique? Regardez même les perroquets en mangent… des frites!!! Ni farouche ni gêné, il n'a pas hésité à plonger des deux pattes dans un ravier plein!

Un dernier détour par le cimetière des moines du parc (eh oui il s'agit du site d'une ancienne abbaye) qui m'avait gardé – le mois dernier je l'avoue, un 5 novembre c'eût été trop beau! – ses quelques dernières fleurs.


Ceci dit je reviendrai vous en parler à l'occasion… cette année une nouveauté a pointé son nez, en voici un petit avant-goût… Ca vous inspire quoi?

par Astrid Lafalize
publié dans :
Derrière l'objectif
Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris que je commence par ce parc…
En fait, c'est celui que je connais le mieux. J'ai d'ailleurs cessé de compter le nombre de fois où je m'y suis rendue.
Créé en 1994 sur le site d'une ancienne abbaye cistercienne, le parc avait comme premier but la création d'un parc ornithologique assez important. Il est en effet classé parmi les principaux parcs ornithologiques du monde.
Avec plus de 3000 oiseaux présents, il ne s'agit pas uniquement de les présenter au public mais aussi de travailler sur un grand projet de sauvegarde et de préservation de certaines espèces rares.
C'est le cas par exemple, des nestors kéas (une race de perroquets à propos de laquelle je ne manquerai pas de faire un article prochainement) race pour le moins terriblement menacée et dont le parc peut se vanter d'avoir réussi leur reproduction. Jugez plutôt, depuis la création du parc ce sont plus de 40 oisillons qui y ont vu le jour, ce qui en fait un record mondial.
Tous ne restent pas au parc, celui-ci collabore avec de nombreux parcs à travers l'Europe et ils sont donc envoyés sous d'autres cieux non sans avoir sérieusement vérifié si tout était bien mis en œuvre pour leur sécurité et leur confort.

Je n'y ai jamais croisé un seul animal malade ou blessé. Bien sûr cela peut arriver mais dans ce cas ils seront tout de suite pris en charge par une véritable armée de soigneurs ; et les nouveaux nés nécessitant des soins particuliers seront visibles au travers des vitres de la "nursery".
Vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup de races animales ne se reproduisent dans un endroit qu'à la condition d'être sûrs que cet endroit est fiable et sécurisé.
Parfois même, il ne suffit pas d'être assuré des conditions climatiques, il ne suffit pas non plus d'être mis à l'écart de tout danger potentiel venant de prédateurs par exemple, et il ne suffit pas non plus de méthode naturelle pour se reproduire.
Or, si on peut constater que certaines espèces présentes dans ce parc y arrivent et même parfois sans l'assistance de l'homme c'est qu'ils s'y sentent vraiment bien.
Le parc s'étend sur plus de 55 hectares, de quoi s'en mettre plein la vue et surtout plein les pieds!
C'est pourquoi je vous recommande, si vous tenez à en faire le tour en une journée, de vous y présenter dès l'ouverture et de ne le quitter qu'à la dernière minute!
Il n'y a qu'une seule entrée et une seule sortie à Paradisio mais une fois passé la vérification des billets, vous avez le choix pour débuter votre visite, il n'y a en effet pas de sens de visite bien défini à suivre et il y a 5 points de départ différents.
Je tenterai d'ailleurs de rajouter d'autres photos car celles-ci ne concernent que la partie en "contrebas" du parc (sauf pour l'Oasis).

La tour de l'abbaye au loin et le passage qui sépare les deux lacs du parc
Ces 55 hectares ne sont pas uniquement occupés par des cages ou des enclos, respectant l'environnement, le parc a conservé les vestiges de l'abbaye, leur offrant une seconde vie en permettant par exemple à la grande tour d'accueillir les démonstrations de vol de rapaces, à la crypte d'abriter des chauves souris ou récemment aménagé, un passage souterrain à vous pourrez croiser mygales et autres reptiles.
L'aménagement de deux grands lacs où règnent flamants roses, pélicans, canards et autres cigognes et ce en totale liberté.
Un bateau, le Mersus Emergo est revenu et a jeté ses ancres sur l'un de ces lacs et propose une exposition permanente sur l'extinction des races et sensibilise le public tout en proposant des solutions en collaboration avec le WWF.

De là, une belle vue sur l'ancien château des contes du Val de Beaulieu (1854) qui abrite le Nautilus, cher à Jules Verne. Eh oui! C'est en compagnie de dizaines d'espèces de poissons que vous pourrez parcourir l'univers du capitaine Nemo, votre parcours vous fera aussi passer sous le tunnel des requins, ceux-ci n'hésitant pas à venir vous frôler la tête pour une démonstration de "danse" sous marine.

Une partie du parc: le chateau des contes du Val de Beaulieu et sur la gauche le domaine des manchots et otaries
Car le parc ne se contente pas de vous offrir une observation unique des animaux, mais c'est aussi toute la nature qui s'offre à vous.
Leur slogan d'ailleurs parle de lui-même: "Laissez vous toucher par la nature" et ceux qui l'ont déjà visité savent à quel point ces mots sont vrais.
Depuis la création du parc, beaucoup d'autres races animales ont rejoint les oiseaux. Tels que des girafes, lémuriens, wallabies, otaries, caïmans, suricates, hippopotames, tapirs, maras, bisons, zèbres, saïmiris et autres loutres ou tortues sans oublier la petite ferme qui abrite lapins, chèvres, cochons vietnamiens, poules et poneys.
Bien évidemment, ceux qui s'attendent à voir tout le spectaculaire safari africain et ses nombreux félins seront déçus. Car point de lions, tigres, hyènes, léopards ou éléphants… le parc ne s'estime pas prêt en ce moment à accueillir ces grands animaux. Ce n'est pas la place qui manque à mon avis mais sans doute des raisons financières et de sécurité.
Malgré cela, le parc ne cesse d'innover et chaque année une nouvelle "attraction" est créée, un nouvel espace est aménagé. Pour le moment, c'est la construction d'un véritable jardin chinois qui prend forme, avec des artisans spécialement venus de Chine afin d'approcher au maximum les détails et l'authenticité.
Puis, pour revenir aux grands animaux, je ne vois pas comment on pourrait les rendre proches du public.

Le grand escalier fait la jonction entre la partie haute et la partie basse du parc
Car c'est un autre aspect particulier du parc, la proximité. Les cages existent bien évidemment, surtout pour certaines races d'oiseaux; vous ne risquez pas non plus de tomber nez à genoux face aux girafes (oui parce que nez à nez vous m'expliquerez comment lol) mais tout est mis en œuvre pour que le public puisse approcher et souvent toucher les animaux.
Donc, celui qui vient me dire par exemple qu'il n'est pas arrivé à prendre tel animal en photo à cause du grillage ou des barreaux…ben… je ne le comprendrai pas.
Bien sûr certains comme mon copain le tragopan satyre sont assez timides ou préfèrent de loin l'ombre à la lumière et s'ils sont habitués – depuis le temps – aux passages fréquents et aux cris d'enfants émerveillés, ils se diront toujours que pour vivre heureux autant vivre cachés ou presque.
Vous ne verrez pas d'animaux "domestiqués" au point de vouloir rentrer avec vous après une séance de câlins mais disons que certains sont plus prédisposés à accepter "l'envahisseur" humain sur leur territoire et apprécier leur compagnie.
Donc ne soyez pas surpris si, lorsque vous entrez sur le domaine des lémuriens, ceux-ci vous accueillent en se lançant dans les poussettes ou tentant de faire l'inventaire de votre sac. Ils sont non seulement très curieux et aussi facétieux qu'affectueux

Et pour ceux dont les animaux n'est pas leur tasse de thé, la possibilité de belles promenades dans les allées d'arbres remarquables et vieux de parfois plus de 300 ans leur est grande ouverte. Un véritable "champs" d'azalées et de toute façon partout où vous poserez votre regard, un festival de couleurs, de feuilles et de fleurs. Pour vous donner un exemple, mes parents qui ne sont pas aussi "mordus" des animaux que moi ont pris un abonnement annuel ne fut-ce que pour pouvoir aller respirer et se dégourdir les jambes ou s'imprégner de l'ambiance et bouquiner au calme en compagnie des canards.

Il est midi! En avant! Vous avez le choix entre le restaurant self service de l'oasis, plats chauds, froids, sandwichs etc… des hamburgers à proximité d'une des aires de jeux.
Un petit creux? Pareil, vous y trouverez aussi des petites "cochonneries" de barres chocolatées, des glaces et des distributeurs de boissons.
Et si malgré tout vous pensez que rien ne vaut votre cuisine "maison", rien ne vous empêche d'emmener votre pique nique avec vous.
Ouvert de Pâques à la Toussaint, je vous conseille, tant que possible, d'y aller au moins 2 fois sur l'année, histoire de découvrir tout le charme de la végétation sous différentes lumières.
Si je n'ai jamais vu le parc sous un manteau blanc – et pour cause, il est fermé en hiver – la magie du printemps et le charme de l'automne ne peuvent franchement laisser qui que ce soit indifférent.
Et même si la pluie décide de se joindre au rendez-vous, sachez que vous trouverez toujours des endroits à visiter tout en étant à l'abri.
C'est le cas fatalement du Mersus Emergo ou du Nautilus mais également de la serre tropicale et l'oasis d'une surface de 7.000 m² où en plus de pouvoir vous y restaurer à souhait, vous pourrez admirer les suricates et vous faire frôler par de très nombreux oiseaux comme les spréo ou bavarder avec les mainates au détour d'une foule de plantes exotiques comme des hibiscus, palmiers ou bananiers.

Vue panoramique sur une partie de l'Oasis avec au fond le restaurant
Les enfants commencent à montrer des signes de fatigue? Ils trouveront assurément un regain d'énergie dans l'uns des trois aires de jeux qui leur sont réservées.
Ou vous pourrez vous risquer à les accompagner au sommet de tours et au travers un dédale de passages suspendus fait de cordes et de planches, une occasion d'admirer le parc en hauteur. A ma connaissance, on ne déplore encore aucun accident!
Il est possible de participer au nourrissage des lémuriens, saïmiris, des manchots et des otaries ou des loris en respectant bien évidemment les instructions des soigneurs.
Vous êtes légèrement agoraphobes? Ca tombe bien je le suis aussi! Malgré tout pour l'avoir visité un jour de fête nationale – qui je pense est un des jours de l'année où le parc fait le plein de visiteurs – je peux vous assurer que je n'ai jamais joué des coudes, fait de file pendant plus de 20 minutes ou me sentir mal au point de vouloir rentrer dans un trou de souris!
Pour finir, au rayon des points "négatifs" et bien qu'à mon sens ils ne soient pas marquants:
La déception peut-être de ne pas y voir une foule d'autres animaux comme les félins par exemple mais cette déception – qui n'en est pas vraiment une au fond – est largement compensée par les autres espèces que j'ai pu y découvrir.
Comme dans de nombreux parcs et zoo, plus il y aura du monde, plus on se trouvera confronté au manque de civisme de certains, préférant laisser tomber leurs déchets par terre que dans la poubelle qui se trouve à 2 m de là… Heureusement les responsables ont de nombreux employés qui sillonnent le parc tout au long de la journée traquant le moindre papier de chewing-gum.
L'infrastructure construite dans le "marais" qui permet aux visiteurs de se promener parmi les jabirus, cigognes, grues et autres oiseaux et qui date de l'ouverture souffre beaucoup des variations du climat. Constructions faites de palissades, de rondins, de planches et en toit de chaume, il faut reconnaître que la pluie belge en est venue peu à peu à bout…
Ce qui fait qu'en cas de pluie justement, vous aurez droit à une petite fuite au plafond. Cela donne un petit "cachet" d'authenticité justement mais si vous cherchez la perfection, la netteté et le sans taches aseptisé style Mr Propre ben, vous risquez d'être un peu déçus…
Je ne vous ai pas parlé de la volière cathédrale, de la serre arride,... il reste tellement à découvrir!
Pour plus de renseignements pratiques, voici l'adresse de leur site internet: http://www.paradisio.be
par Astrid Lafalize
publié dans :
Derrière l'objectif
Nouvelle catégorie dans notre blog.
Dans cette partie, nous avons envie de faire une place aux zoo et parcs animaliers que nous visitons et où nous nous fournissons en photos d'animaux.
Il est, nous le pensons, plus que temps de les mettre un peu en lumière – même s'ils sont connus – et c'est l'occasion de vous raconter et de vous décrire nos impressions, nos coups de cœur et parfois nos déceptions à leur propos.
Nous tenons bien évidemment à insister sur le fait qu'il ne s'agit que d'avis personnels donc sans doute pas très objectifs car même si nous n'avons ni l'un ni l'autre aucune action ou intérêt dans ces endroits, nous estimons que notre avis n'est influencé par strictement rien d'autre que notre sensibilité vis-à-vis des races d'animaux présentes, de l'aménagement de cages ou d'espaces etc. car il est un fait que là ou nous trouverons quelque chose de très beau, certains pourraient n'y trouver que quelque chose de banal au fond…avec raison puisque tous les goûts sont dans la nature.
Enfin, nous pensons également vous donner quelques pistes au cas où lors d'une de vos excursions, vous passeriez à proximité d'un ces endroits, histoire de constater de visu nos propos et pourquoi pas de confronter nos opinions par la suite.
Premier article dans quelques jours…
par Astrid Lafalize
publié dans :
Derrière l'objectif






