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Ville du sud-est de la France dans le département du Gard, Nîmes, chargée d'histoire, voit sa fondation remonter à l'Antiquité.
C'est une ville aux racines multiples. A la fois romaine, hispanique, camarguaise, provençale, et languedocienne, elle fut également le fief historique du protestantisme.
L'écrivain Christian Liger né à Nîmes décrit d'ailleurs sa ville comme étant « posée au carrefour de
l'Histoire et des relations humaines ».
L'origine de Nîmes vient de Nemausus, un des fils d'Hercule à qui fut attribué cette ville. Nemausus pourrait trouver quant à lui son origine dans le mot celtique "Nemos" qui signifie un lieu consacré à la Religion.
En 121 après Jésus-Christ, après une victoire remportée sur les Arvernes, les habitants offrent eux-mêmes leur ville aux Romains pour s'en remettre à leur protection et échapper ainsi aux invasions diverses.
Malgré tout la ville fut par la suite l'enjeu de nombreuses batailles. Envahie par les Vandales en 472, elle tombera successivement entre les mains des Wisigoths, des Sarrasins, des Francs, des Normands, des Hongrois, Entre les croisades au Moyen Age, la peste au cours du 14ème siècle et les calamités climatiques du 15ème siècle, elle ne connut que peu de tranquillité.
Ce n'est qu'au cours du 16ème siècle qu'elle retrouva une certaine sérénité sous le règne du roi François 1er. Cependant de grands désaccords entre catholiques et protestants firent leur apparition, de plus en plus courants et violents pour connaître leur apogée peu après la Révolution, lors de combats meurtriers en 1790, connus sous le nom de « bagarre de Nîmes ».
Haut lieu chargé d'histoire donc, Nîmes a su conserver de nombreux témoignages de son passé dont les arènes, la maison
carrée, la tour Magne, le temple de Diane, la porte d'Auguste, la porte de France, ...
En dehors de la période estivale, sa population est de 144.000 habitants
Nîmes a su préserver de nombreuses « traces » de son histoire, notamment à travers :
L'amphithéâtre romain
Construit à la fin du 1er siècle après Jésus-Christ, il est un des amphithéâtres les mieux conservés au monde.
Long de 133 mètres et 101 mètres de large, il est composé de deux niveaux de 60 arcades chacun.

Les arènes pouvaient accueillir jusqu'à 25.000 spectateurs pour assister aux combats de gladiateurs.
Aujourd'hui elles servent régulièrement de salle de spectacle.
Une légende voudrait qu'un tunnel relie les arènes de Nîmes à celles d'Arles distantes de 25 km et traverse ainsi le Rhône. Il s'agit en réalité d'un système d'égouts romains très perfectionné.
La tour Magne
Elle fut la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l'enceinte de la ville et se composait de trois niveaux
au-dessus du soubassement. Le dernier étage a aujourd'hui disparu et elle s'élève ainsi à 32 mètres de hauteur, permettant d'observer de son sommet le mont Ventoux, les Cévennes, le mont Aigoual
et le pic Saint Loup.
La fontaine de Pradier
Elle doit son nom au sculpteur James Pradier et fut inaugurée en 1851.
La figure féminine représente la ville de Nîmes couronnée des arènes et des colonnades de la maison carrée, du Palais
de Justice et de l'ancien théâtre. Les personnages qui l'entourent représentent quant à eu les rivières importantes pour la ville : le Gardon, le Rhône, la fontaine d'Eure et la fontaine de
Nîmes.
L'église Sainte Perpétue et Félicité
De tendance néo-gothique du Second Empire, elle fut bâtie entre 1854 et 1865 selon les plans de Léon Feuchères à l'emplacement même de l'ancienne chapelle du couvent des capucins. C'est Louis Napoléon Bonaparte qui posa la première pierre le 1er octobre 1852.
La flèche de l'église domine à 69 mètres.
Située en bordure de la Méditerranée, en plein milieu du parc naturel de la Camargue et entourée d'immenses plaines d'étangs sauvages, la
ville des Saintes-Marie-de-la-Mer abrite une église-forteresse romane édifiée au 12ème siècle à l'endroit même où, semble-t-il, ont vécu et où ont été enterrées Marie Jacobé, Marie
Salomé et leur servante Sara.
Ce que l'on sait c'est que peu après avoir accosté, ils se séparèrent, Marie Madeleine se retirant à la Sainte Baume où elle vécut en ermite 30 ans avant de rejoindre Maximin, parti avec Lazare prêcher à Aix. Marthe se dirigea vers Tarascon.






