L'huitrier pie par Astrid

Publié le par Astrid Lafalize

Longueur: de 40 cm à 47 cm
Envergure: de 80 cm à 86 cm
Poids: entre 425 gr à 820 gr
Longévité: plus de 40 ans
 
L'huîtrier pie vit le long des côtes européennes, russes et chinoises. Il passe l'hiver le long des côtes africaines, arabes et néo-zélandaises.
 
C'est en troupes nombreuses – de 50 à plus de 1.000 individus - que les huîtriers pies se regroupent sur le littoral et le long des zones de vase des estuaires.
Ces oiseaux migrateurs, une fois l'hiver passé, retournent fidèlement sur les mêmes sites chaque année. Cependant, tous ne prennent pas la route de la migration. Certains s'installent à l'intérieur des terres et ceux qui s'éloignent ne le font pas plus de 800 km en général. C'est ainsi qu'un huîtrier "français" n'ira jamais passer l'hiver le long des côtes néo-zélandaises par exemple.
 
C'est un oiseau vocal, qui défend son territoire avec des cris aigus et sonores et les couples se saluent bruyamment après une séparation.
 
Il prend souvent des bains pour se débarrasser des boues ou vases qu'il retourne pendant la journée. Il plonge la tête dans l'eau et la redresse en arrière pour doucher son dos puis s'envole pour sécher ses plumes.
 

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La longueur de son bec (entre 7 et 9 cm) lui permet d'attraper les mets dont il est friand tels les coquillages, crabes, poissons, vers de terres, larves d'insectes ou huîtres… d'où son nom, mais aussi les moules, escargots de mer, oursins, palourdes etc… un vrai menu du marché s'offre donc à lui.
Ses narines situées à la base du bec lui permettent d'ailleurs de rester plus longtemps que n'importe quel autre petit oiseau à sonder la boue où il cherche son repas.
En effet, ses pattes relativement courtes pour un échassier, ne lui laissent pas d'autre choix que de marcher dans les eaux peu profondes.
 
Ce qui ne l'empêche pas de faire mouche à chaque fois.
Les terminaisons nerveuses de son bec le rendent assez sensible pour détecter la plus minuscule des créatures enfouie dans le sable ou la boue. Les huîtres sont incapables de se défendre contre ce petit astucieux qui ouvre leur coquille en un clin d'œil.
 
Formant des couples unis pour la vie, les huîtriers en revenant sur leur site de prédilection retrouvent également leur site de nidification.
Mâle et femelle construisent ensemble un nid dans une dépression peu profonde du sol, parfois tapissée de brindilles, de fragments de coquilles ou d'excréments de lapins.
La femelle y pondra entre 2 et 5 œufs de couleur gris bleu légèrement tachetés.
Dans un premier temps c'est la femelle qui couvera l'œuf pendant que le mâle s'assurera de la sécurité des alentours. Ensuite, rassuré, il prendra la relève pour couver.
 

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Les oisillons naissent au bout d'un mois, couverts d'un duvet terne et moucheté qui les camoufle astucieusement dans les galets. Ils sont capables de se déplacer à la fin de cette première journée voire même de quitter le nid mais incapables de se nourrir eux-mêmes, ils dépendront encore de leurs parents pendant 6 mois.
Il est curieux de constater qu'un oisillon qui observe ses parents pêcher leur repas va reproduire le même procédé car chaque huîtrier possède sa propre technique pour ouvrir les coquillages.
Des chercheurs ont d'ailleurs tenté l'expérience de mettre des oisillons d'un couple dans le nid d'un autre et les jeunes ont copié alors la technique des parents adoptifs.

Publié dans Les oiseaux

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cleomede 11/10/2005 19:35

Rigolo comme menu lol
Gros bisous à vous 2
Toujours pas de nouvelles mais vu la lenteur de l'administration......

Simone 10/10/2005 19:24

toujours un plaisir de passer par ici !