Avant toute chose il me faut faire une petite précision.
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cartes)
On parle toujours du Sptizberg en désignant cette espèce de grande île un peu morcelée à mi chemin entre la Norvège et le pôle nord.
Le Spitzberg est en fait une de ces îles en question. Le nom de l'archipel entier est le Svalbard.
De toutes les îles qui le composent, le Spitzberg est donc la plus grande. Elle a une superficie de 32.673 km² et fait 280 km de long au
maximum pour 225 km de large (et 40 km dans sa partie la plus étroite).
Spitzberg signifie "montagne pointue". On doit ce nom à un explorateur Hollandais, Willems Barents (qui donna également son nom à une mer)
qui découvrit l'île en 1596 alors qu'il cherchait un passage entre le nord-est et la Chine…
En réalité, il semble que l'archipel tout entier ait été trouvé par les Vikings en 1194. En tout cas on en faisait déjà mention dans les saga
islandaises des Xème et XIème siècles.
Le Svalbard dépend de la Norvège après avoir été longuement disputée avec l'ex URSS. Ceci dit, le Svalbard a un statut un peu particulier car
suite à un traité signé en 1920 par 30 pays, ceux-ci lui confèrent certains droits d'accès ou d'exploitation à d'autres pays.
Par exemple, les mines de charbon toujours exploitées au Svalbard le sont par des intérêts russes.
La capitale du Spitzberg est Longyearbyen (environ 2000 habitants).
Viennent ensuite Barentsburg (plusieurs centaines d'habitants), Ny-Alesund qui en compte une vingtaine et enfin… Pyramiden qui en
compte…2!
Le Spitzberg compte aussi quelques villes fantômes comme Grumantbyen, Colesbukta ou Advent city, abandonnées après que l'exploitation – bien
souvent minière – ait pris fin.
Sachez encore que la terre y est recouverte de glace à hauteur de 60 %.
Même si tout ce voyage, la beauté de la Norvège, de ses îles Lofoten a été un émerveillement permanent, je pense que c'est le Sptizberg qui
m'a le plus impressionnée, le plus marquée.
Bien sûr l'herbe n'y pousse (presque) pas, bien sûr le paysage est souvent le même (montagnes, glaces, re-montagnes et re-glaces) mais l'air
y est d'une telle pureté, de même que le ciel et l'eau… qu'il faut connaître ça au moins une fois dans sa vie. Les jeux de lumière sur les montagnes pelées, sur les glaciers, pas un instant ne
ressemble au précédent ni au suivant.
Là haut nous n'avons pas été surpris par le froid. Dans la baie de la Madeleine il faisait 14° C, plein soleil. L'air y est tellement pur que
vous avez du mal au début à respirer normalement. Non pas qu'il manque d'oxygène ou qu'il soit chargé de telle ou telle substance… c'est juste qu'il est pur et que nous n'avons vraiment pas
l'habitude de respirer un air pareil dénué de la moindre particule de pollution ou… à peu près.
Quand je suis revenue, une amie m'a dit "tu sais, on voit à ton regard que tu n'es pas encore rentrée, ou en tout cas que tu as laissé
quelque chose là-bas". Je crois qu'elle a très bien traduit ce que je ressens. C'est pour ça que j'y retournerai.