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C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. Victor Hugo

 

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Celui-ci est dédié à notre passion commune: la photographie, principalement animalière mais vous y trouverez également des paysages propres à la région de Patrice. 

Nous essayerons régulièrement d'accompagner nos photos de petits articles.

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Attention, toutes les photos de ce site ne sont pas libres de droit et sont l'entière propriété de leurs auteurs. Si toutefois vous désirez un exemplaire d'une de ces photos, merci de nous contacter.

Lundi 30 avril 2007
Taille: de 43 cm à 62 cm
Taille de la queue: de 1,10 m à 1,30 m
Poids: de 7,5 kg à 13,5 kg (le mâle est plus gros que la femelle)
Longévité: 20 ans
 
On l'appelle également singe araignée, kwata (ou couata) vraisemblablement dérivé du créole.
 
Habitant du "Nouveau Monde", on le retrouve dans la forêt tropicale du sud du Brésil, au centre du Mexique, à Panama et en Bolivie. Sa fourrure varie du noir au brun ou encore chamois.
 
Très sociables, ils vivent en troupes d'environ 20 individus. Cependant, ils sont très rarement vus ensemble, ils ne se regroupent essentiellement que pour la recherche de nourriture.
 
Frugivore, l'atèle se nourrit donc de fruits mais également de feuilles.
Avant de manger, il vérifiera toujours si le fruit est assez mûr à son goût. Pour cela, il les renifle et croque légèrement dans la chair. Si le goût ne lui plait pas, il rejettera le fruit qui fera alors le bonheur d'autres animaux tels que les pécaris.
 
Les atèles vivent dans les arbres, ils ne se déplacent que très rarement au sol. En effet, les hauteurs leur procurent d'excellents abris pour échapper à leurs prédateurs que sont le jaguar ou l'ocelot.
Il est capable de bonds assez impressionnants pouvant se "laisser tomber" d'une branche à l'autre à plusieurs mètres de hauteur. Sa queue préhensile l'aide beaucoup dans son sens de l'équilibre, elle lui sert de 5ème main.
 
Niveau reproduction, on estime que les femelles mettent au monde un petit chaque année.
 
Si on estimait ses effectifs au nombre de 500.000 au 16ème siècle, ce chiffre a atteint le nombre de 700 en 1996… inutile de dire que son espèce est très gravement menacée…
L'agriculture et l'exploitation du bois sont les principales raisons de sa disparition. En effet c'est l'énorme accroissement de la population humaine dans ces régions qui a provoqué des besoins divers et il faut savoir qu'aujourd'hui il ne subsite plus que 2 % des ressources forestières dont ces singes disposaient dans les années 1800.
Des solutions ont été mises en place, notamment la création de réserves. Malheureusement sa chair étant très appréciée des populations locales, il n'est pas rare que les hommes viennent s'y servir régulièrement. Deuxième souci, dans ces conditions de captivité, les singes araignées, se sachant de toute façon menacés ont tendance à ne plus se reproduire du tout.
 
 
Dernière chose, parmi ces cas malheureux, il faut vous parler de Ana Julia Torres, enseignante en Colombie qui a décidé de consacrer sa vie au sauvetage d'animaux maltraités. Vous avez certainement tous déjà vu la vidéo de son étreinte spectaculaire avec Jupiter, un lion qu'elle a sauvé il y a plus de 6 ans (sinon voici le lien: http://www.youtube.com/watch?v=YEyKS2P_j20)
Elle compte également dans ses protégés un singe araignée, Yeyo qu'elle avait sauvé d'une mort certaine et dont les conditions de détention étaient inhumaines: il était détenu par un homme alcoolique qui passait son temps à le battre jusqu'à ce que les hurlements de Yeyo alertent la police qui a découvert sur place un véritable mur de sang! Yeyo a aujourd'hui disparu mais il a pu vivre encore quelques temps chez Ana malgré un œil et quelques dents perdues. Il était plus que terrorisé par la seule vue d'un être humain. Après ce genre de témoignage qui pourra encore dire que les animaux représentent un danger pour l'homme?
par Patrice René publié dans : Les primates
Lundi 23 avril 2007
Taille: de 1,20 à 1,34 m
Poids: femelles: jusqu'à 4 kg
            mâles: jusqu'à 5 kg
 
Ressemblant légèrement à l'oie cendrée, l'oie cygnoïde se distingue de celle-ci surtout à son bec, noir et pourvu d'une "bosse" chez le mâle.
 
Originaire d'Asie, l'oie cygnoïde est la seule oie au monde qui soit connue sous autant de noms différents. Jugez plutôt: oie de Chine, oie de Moscaire, oie du Japon, oie de Sibérie, oie du Siam, mais aussi oie de Guinée ou de Gambie! Son nom "officiel" d'oie cygnoïde lui viendra de son ascendant (l'oie cygne) à cause de sa ressemblance avec le cygne qui serait son ancêtre.
 

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Elle vit au bord des marais, des lacs d'eau douce ou dans les steppes boisées. On la rencontre également dans les prairies des vallées ou dans la montagne, à proximité de torrents. Elle rejoint les côtes en hiver lorsqu'elle vit à l'intérieur des terres.
 
Son territoire s'étend de la Mongolie à la Chine en passant par le Japon ou la Corée.
 
On dit de son cri qu'elle cacarde, criaille ou siffle. En vol, elle cancane ou caquette. C'est un cri un peu moins fort que celui des oies sauvages.
 
Au mois d'avril, les oies cygnoïdes arrivent par petits groupes sur leurs lieux de reproduction. Elle ne niche pas en colonie et défend donc farouchement son petit bout de territoire. Ceci dit, plusieurs couples peuvent cohabiter lorsque le site regorge de végétation.
 

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Exclusivement végétariennes, elles se nourrissent de plantes aquatiques ou de roseau et généralement après la tombée de la nuit pour éviter les prédateurs.
 
Avec l'arrivée de l'automne, elles complètent leur alimentation de baies.
 
Le nid est constitué de roseaux et d'herbes au sommet d'un monticule mais bien dissimulé par la végétation dense et haute, à proximité de l'eau. L'idéal serait un petit îlot.
 
La femelle va y pondre jusqu'à 9 œufs.
 

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Peu après l'éclosion, les oisons de différentes couvées seront regroupés pour former des bandes flottantes qui suivent le courant en direction de lacs ou vallées plus importants.
 
C'est entre le mois d'août et le mois de septembre que les oies se regroupent pour quitter leur site de nidification. Les rassemblements ne sont pas très importants, ces groupes migratoires ne comptent pas plus de 100 individus.
 
S'il vous arrive d'en croiser dans les parcs de votre quartier ou des zoos, sachez que cette espèce est considérée comme étant en danger d'extinction… On ne recense à ce jour qu'entre 50.000 et 60.000 oies à l'état sauvage dans leur milieu naturel, ce qui est fort peu. En effet si cette oie peut pondre jusqu'à 9 œufs à chaque couvée, il faut savoir qu'une des principales menaces qui pèse sur elle est la collecte des œufs. Elle est également victime du drainage des zones humides et de la chasse.
 
A l'état domestique (depuis le 18ème siècle) elle est assez appréciée des éleveurs car prolifique et couvant facilement des œufs d'autres espèces et orphelins de mère.
 

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par Astrid Lafalize publié dans : Les oiseaux
Lundi 16 avril 2007
Taille: 16 cm
Poids: entre 19 gr et 24 gr
Longévité: jusqu'à 14 ans
 
Familier de nos régions, le pinson des arbres vit dans toute l'Europe jusqu'à l'ouest de la Sibérie, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans les îles de l'Atlantique.
 
 
Il a comme particularité de voir son bec changer de couleur au fil des saisons. En effet, celui-ci gris bleu en été prend une teinte brun clair en hiver et cela, uniquement pour le mâle car la femelle garde son bec brun tout au long de l'année.
 
Ce qui différencie également le mâle de la femelle se situe au niveau de la calotte (bleu gris chez le mâle et brun vert olive chez la femelle) mais aussi pour les joues (rosâtres chez le male et gris brun chez la femelle).
 
 
On dit du pinson des arbres qu'il fringote, ramage ou siffle. Différents cris lui permettent tour à tour d'alerter ses congénères, de questionner ceux-ci ou de communiquer en cours de vol.
 
On retrouve ce pinson dans les forêts de conifères, les parcs et les jardins ou encore dans des haies.
 
Se nourrissant de graines, on le voit bien souvent sous les mangeoires (et non pas dessus) en train de sautiller pour récupérer les graines tombées. Il se déplace de façon très rapide avec des pas très courts.
Il se nourrit également d'araignées, de chenilles et de divers insectes. Il lui arrive de consommer des petits fruits.
 
 
C'est un oiseau partiellement migrateur. S'il trouve suffisamment de nourriture et d'abri pour l'hiver, il ne bougera pas de sa région de prédilection. La population vivant plus au nord aura elle tendance à migrer vers le sud. On constate que ce sont alors souvent les femelles qui partent en hiver.
 
Pendant la période de reproduction le pinson des arbres devient très territorial et assez agressif. Il défend son territoire farouchement et met en fuite n'importe quel intrus, même s'il s'agit d'un simple voisin qu'il tolérait alors très bien jusque là.
 
 
Les couples se forment environ 2 mois avant de construire le nid. Les parades finissent alors par tourner en de solides disputes.
 
C'est au mois de mars qu'ils entreprendront ensemble la construction du nid. Il sera constitué de mousse, de brindilles et soigneusement camouflé dans l'enfourchure d'un arbre ou dans une haie. Il y a deux pontes par an, une première qui intervient vers avril-mai et la seconde en juin. La femelle va pondre environ 5 ?ufs qu'elle va couver seule pendant 15 jours. C'est ensuite ensemble que les parents veilleront à l'élevage de leur progéniture en les nourrissant d'abord pendant 15 jours jusqu'à leur premier envol et pendant quelques temps encore ensuite.
 
 
Apparemment très résistants et capables de s'adapter au climat, les populations de pinsons qui ont été fortement menacées dans les années 1950 à cause de l'emploi de pesticides et herbicides sont aujourd'hui largement répandues et communes.
 
par Patrice René publié dans : Les oiseaux
 
 
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