Longueur: 3 m
Hauteur (au garrot): 2 m
Poids: jusqu'à 1 tonne
Longévité: jusqu'à 23 ans
Originaire des montagnes d'Asie, le yack habite les steppes désertiques où abondent les lacs et les marais. Ses sabots, élargis, sont d'ailleurs parfaitement adaptés à la marche dans les marécages.
Ce bovidé possède un pelage long (ses poils peuvent tomber presque jusqu'au sol) et épais qui le protège contre la neige et le froid. La température en ces endroits peut en effet descendre jusqu'à -40°C.
Sa tête porte des longues cornes recourbées qui peuvent atteindre jusqu'à 1 m.

Son pelage n'est pas le seul moyen dont dispose le yack pour se protéger du froid. Son estomac lui permet également de supporter des températures extrêmes. En effet, grâce à des bactéries, son estomac dégage de la chaleur lors de la digestion. Une vraie bouillotte interne en quelque sorte.
A de telles altitudes, l'oxygène se fait plus rare et pour mieux respirer, les animaux d'altitude ont un cœur et des poumons très développés, c'est le cas du yack.
Sa langue rêche lui permet de se nourrir de la mousse et des lichens qui s'accrochent aux roches.
Le yack mue en été et sa longue fourrure hivernale se détache alors en larges plaques.
Les troupeaux de yack sont divisés en 2 hardes: une première composée exclusivement des femelles et des petits et une deuxième de mâles célibataires.
Les vieux mâles restent solitaires. Leur taille et leur poids les protègent des attaques des prédateurs mais leur manque d'agilité permet à une meute de loups d'en venir à bout.
De toute façon ils n'ont guère le choix, considérés comme trop malades ou trop vieux par la harde des jeunes mâles, ils constituent une trop lourde charge et face au danger, c'est un peu le chacun pour soi…
Malgré ces "séparations", le yack est un animal qui communique beaucoup. Par les beuglements d'abord et par les gestes ensuite. En effet la façon dont la tête se déplace par rapport au corps est fondamentale et traduit une multitude de codes.

En septembre, la période de reproduction donne lieu à de violents combats entre mâles qui se disputent les faveurs des femelles (la femelle du yack est appelée la dri). Ces combats peuvent entraîner des blessures assez graves. Cependant, l'atmosphère glaciale ne permet à aucun microbe de venir infecter les plaies.
Si en élevage, les femelles se reproduisent chaque année, à l'état sauvage elles ne procréent que tous les deux ans. C'est au bout de 9 mois de gestation, au mois de juin, que les petits viendront au monde et resteront une année auprès de leur mère.
Ne subsistant aujourd'hui plus qu'au nord du Tibet et dans le nord de la Chine à l'état sauvage, les yacks sont fortement menacés de disparition. Décimés par la chasse, on ne retrouve plus que quelques troupeaux dispersés et isolés dans les régions les plus inhospitalières et les plus reculées entre 4000 et 6000 mètres d'altitude. Pourtant leur présence aux côtés de l'homme et leur domestication par ceux-ci remonte à 1.000 ans avant Jésus-Christ.
Les yacks domestiqués sont plus petits que leurs cousins sauvages.
Les habitants des hauts plateaux l'ont domestiqué pour l'utiliser comme bête de somme pouvant transporter des charges de 150 kg. Malgré son poids, son agilité et la sûreté de ses sabots en font un excellent grimpeur.
Ils se nourrissent de son lait et de sa viande et se réchauffent grâce à sa laine ainsi que la bouse qui est le seul combustible disponible à ces altitudes. De plus, celle-ci constitue un excellent engrais.
Sa peau est travaillée pour fabriquer des bottes, des vêtements et des tentes pour ces populations des montagnes.
On estime leur population à 1.200.000 pour ceux qui sont domestiqués contre environ 200 ou 300 individus sauvages. Si la chasse est aujourd'hui interdite, leur race n'est toujours pas officiellement protégée. Il faut dire qu'à ces altitudes, les contrôles sont pratiquement impossibles et les chiffres officiels doivent régulièrement être revus à la baisse.
